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Les débouchés et salaire après une école d’ingénieur : quel avenir pour mon enfant ?

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Votre enfant envisage d’intégrer une école d’ingénieurs après le baccalauréat et vous vous interrogez sur les perspectives qui l’attendent après l’obtention de son diplôme ? Entre le coût des études, l’insertion professionnelle, les débouchés et les niveaux de rémunération, il est naturel de vouloir disposer d’informations concrètes pour l’accompagner dans son choix.

CESI École d’Ingénieurs vous aide à y voir plus clair.

Le marché de l’emploi des ingénieurs en France

Ce qu’il faut retenir

  • Quasi plein emploi sur le métier d’ingénieur en France : taux de chômage inférieur à 3 % chez les 30-54 ans selon l’IESF 2025, contre environ 7 % pour la moyenne nationale.
  • Insertion ultra-rapide : 44 % des jeunes ingénieurs sont recrutés avant leur diplôme, 33 % dans les trois mois suivants, et environ 85 % décrochent un CDI dès le premier emploi.
  • Progression forte sur la carrière : salaire médian à 67 000 € toutes promotions confondues.

La France est en quasi plein emploi sur le métier d’ingénieur. L’enquête IESF 2025, qui interroge plus de 44 000 ingénieurs en activité, établit le taux de chômage des 30-54 ans à moins de 3 %. À titre de comparaison, le taux de chômage moyen en France oscille autour de 7 %.

Les chiffres d’insertion à la sortie de l’école vont dans le même sens. Selon l’IESF (fédération des ingénieurs et scientifiques de France), 44 % des jeunes ingénieurs sont recrutés avant même l’obtention de leur diplôme, et 33 % dans les trois mois qui suivent. Autrement dit, plus des trois quarts d’une promotion ont un contrat signé dans les douze semaines après la remise du diplôme.

Autre chiffre important, environ 85 % des premiers emplois sont des CDI, et plus de 90 % des jeunes diplômés obtiennent immédiatement le statut cadre. Ce statut est un avantage non négligeable ; il ouvre des droits concrets (retraite complémentaire, prévoyance, indemnités de rupture) que la majorité des jeunes actifs en France n’obtiennent pas avant plusieurs années.

Combien gagne vraiment un jeune ingénieur à la sortie de l’école ?

Selon les données 2024-2025 agrégées depuis les enquêtes CGE et IESF, le salaire brut annuel médian à l’embauche, d’un jeune diplômé ingénieur est :

  • Moyenne nationale CGE : entre 38 000 € et 40 000 € hors primes
  • Avec primes incluses : autour de 42 000 € à 43 000 €
  • Dans les écoles les plus cotées : 45 000 € à 50 000 € et plus
  • À l’international (environ 20 % des promotions partent à l’étranger) : 60 000 € à 70 000 € en moyenne, parfois davantage en Suisse, Allemagne ou Amérique du Nord

Le salaire médian d’un jeune actif français tout secteur confondu tourne autour de 25 000 € à 28 000 € bruts annuels à 25 ans. Avec un profil d’ingénieur démarre en moyenne, entre 1,5 et 2 fois au-dessus de la médiane nationale.

L’enquête IESF 2025 donne le salaire brut médian tout au long de la carrière :

  • Moins de 30 ans : environ 42 750 €
  • 30-39 ans : autour de 55 000 € – 65 000 €
  • 40-49 ans : autour de 75 000 € – 90 000 €
  • 50-54 ans : 111 000 € (médiane)
  • Sur l’ensemble de la profession : salaire médian à 67 000 €, en hausse de 4,7 % par rapport à 2023

La profession d’ingénieur est actuellement peu touchée par les à-coups conjoncturels, contrairement à des métiers plus exposés aux cycles économiques.


Les débouchés : quels sont les secteurs qui recrutent le plus ?

L’industrie demeure le principal secteur d’activité pour les ingénieurs en France, bien que l’enquête IESF 2025 révèle une baisse d’attractivité chez les jeunes diplômés dont la part est passée de 44 % à 38 %.

Parallèlement est observé une montée en puissance des secteurs du conseil en ingénierie et de l’énergie (électricité, gaz), qui captent désormais une part croissante des nouvelles promotions sur le marché du travail.

Cette mutation témoigne d’une diversification des carrières qui offre aux futurs diplômés des opportunités variées allant des services numériques à la transition écologique, garantissant ainsi une employabilité record.

L’impact du choix de l’école d’ingénieurs sur les débouchés et la rémunération en début de carrière

27%

des ingénieurs débutent leur carrière dans l’entreprise où ils ont réalisé leur alternance ou leur stage.

Le choix de l’école d’ingénieurs dans laquelle votre enfant poursuivra ses études joue un rôle important dans la construction de son avenir professionnel. Il influence à la fois les débouchés, les premières opportunités de carrière et, dans certains cas, le niveau de rémunération au démarrage.

Au-delà du diplôme, ce sont surtout les spécialisations choisies et les secteurs explorés au cours du cycle ingénieur qui façonnent son profil.

C’est pourquoi CESI École d’Ingénieurs propose plusieurs domaines d’expertise (numérique, industrie, BTP, QSE …), permettant à chaque profil de construire un parcours en cohérence avec ses appétences et les besoins réels des entreprises.

Le secteur d’activité choisi

Tous les secteurs ne proposent pas les mêmes niveaux de rémunération en début de carrière. Les domaines comme le numérique, la finance quantitative, l’énergie ou encore le conseil offrent généralement des salaires d’entrée plus élevés que des secteurs comme le BTP, l’agroalimentaire ou certaines branches de l’industrie traditionnelle.

À titre d’exemple, un jeune ingénieur en data science dans une grande banque peut débuter autour de 50 000 € par an, tandis qu’un ingénieur en génie civil démarre davantage autour de 36 000 €. Ces écarts reflètent avant tout la tension sur certains métiers et la spécialisation des compétences recherchées.

La localisation du premier emploi

La zone géographique influence également la rémunération. L’Île-de-France propose en moyenne 10 à 15 % de salaire en plus à l’embauche par rapport à la province, sans toujours compenser le coût de la vie plus élevé. À l’inverse, une première expérience à l’international peut permettre des niveaux de rémunération supérieurs, parfois de 30 à 60 % selon les pays et les secteurs.

Le rôle de l’école et de son environnement

La réputation de l’école auprès des recruteurs peut jouer un rôle lors du premier recrutement. Elle constitue souvent un point d’entrée sur le marché du travail, mais son influence tend à s’atténuer avec l’expérience. Après quelques années, ce sont surtout les compétences acquises grâce aux projets menés et les missions réalisées qui font la différence.

Le parcours réalisé pendant les études

Le contenu du parcours a un impact direct sur l’insertion professionnelle de votre enfant. Un stage de fin d’études dans une grande entreprise, une expérience à l’étranger ou un double diplôme peuvent faciliter l’accès au premier emploi et influencer la rémunération de départ.

L’alternance constitue également un levier majeur : elle permet d’acquérir une expérience solide en entreprise et conduit fréquemment à une embauche directe. Selon l’IESF, près de 27 % des ingénieurs débutent leur carrière dans l’entreprise où ils ont réalisé leur alternance ou leur stage.

Ce qu’il faut retenir, en tant que parent

Le classement d’une école est un indicateur parmi d’autres, mais il ne suffit pas à lui seul pour évaluer un parcours.

Une école bien connectée aux entreprises, proposant de l’alternance et des parcours professionnalisants, peut offrir à votre enfant une très bonne insertion, parfois plus rapidement qu’un cursus plus généraliste mais moins ancré dans la réalité du terrain.

Et dans 10 ans ? Les projections officielles

Les métiers de l’ingénierie seront-ils toujours recherchés demain, malgré l’essor de l’intelligence artificielle, de l’automatisation et des évolutions technologiques ?

Les études prospectives apportent une réponse rassurante. Selon le rapport Les Métiers en 2030 publié par la DARES et France Stratégie, les ingénieurs figurent parmi les profils dont les besoins de recrutement devraient rester les plus élevés au cours des prochaines années. Les ingénieurs informatiques, en particulier, font partie des métiers qui connaîtront les plus fortes créations d’emplois d’ici 2030.

Mais cette dynamique ne concerne pas uniquement le numérique. Industrie, énergie, bâtiment, environnement, cybersécurité, data, intelligence artificielle ou encore transition écologique : les entreprises recherchent déjà des profils capables de concevoir et faire évoluer les solutions qui répondront aux grands défis de demain.

À CESI École d’Ingénieurs, nous recommandons de ne pas se limiter au prestige d’un métier ou à son salaire de départ. Posez-vous plutôt trois questions essentielles :

  • Votre enfant est-il réellement attiré par la résolution de problèmes, les sciences, la technologie ou l’innovation ?
  • Les domaines proposés par l’école correspondent-ils à ses centres d’intérêt et aux secteurs qui recrutent ?
  • La formation permet-elle de développer des compétences concrètes grâce aux projets, aux stages, à l’alternance et aux expériences internationales ?

Choisir son école d’ingénieurs, c’est investir dans des compétences qui resteront utiles et recherchées dans la durée. Si votre enfant est motivé par ces métiers et qu’il se projette dans cet environnement, il s’oriente vers une profession qui devrait continuer à offrir de nombreuses opportunités au cours des dix à quinze prochaines années.

En tant que parent, vous pouvez l’aider à comparer les formations, à rencontrer les écoles, à échanger avec des étudiants et des diplômés, afin qu’il puisse faire un choix éclairé et en accord avec son projet.

F.A.Q : comment accompagner mon enfant ?

En devenant ingénieur, votre enfant entre dans une profession où il y a un quasi plein emploi, un salaire médian largement supérieur à la moyenne nationale, ainsi qu’une visibilité sur les besoins de recrutement projetées jusqu’en 2030.

Les enquêtes CGE et IESF convergent sur environ 85 % de CDI au premier emploi, avec plus de 90 % des diplômés obtenant immédiatement le statut cadre. Le stage de fin d’études et l’alternance sont d’ailleurs les principaux tremplins car 27% des jeunes ingénieurs sont embauchés directement là où ils ont fait leur alternance ou leur stage.

Selon les dernières enquêtes de la Conférence des grandes écoles (CGE) et d’IESF, un jeune ingénieur perçoit en moyenne entre 38 000 € et 40 000 € bruts annuels à l’embauche, hors primes, et entre 42 000 € et 43 000 € primes comprises.

Cette rémunération varie selon le secteur d’activité, la localisation du poste, les expériences acquises pendant les études (alternance, stages, mobilité internationale) et le niveau de spécialisation. Les secteurs du numérique, de l’énergie ou du conseil offrent généralement les rémunérations les plus élevées en début de carrière.

Oui. Les ingénieurs figurent parmi les profils les plus recherchés par les entreprises. Selon l’IESF, le taux de chômage de la profession reste inférieur à 3 %, et plus des trois quarts des diplômés trouvent un emploi avant ou dans les trois mois suivant l’obtention de leur diplôme. Les besoins en compétences techniques devraient continuer à croître dans les prochaines années.

Oui. Le diplôme d’ingénieur français est reconnu dans de nombreux pays et ouvre l’accès à des opportunités professionnelles à l’international. Les expériences de mobilité, les stages à l’étranger et la maîtrise de l’anglais constituent également des atouts appréciés par les recruteurs du monde entier.