• Actualités
  • Témoignages
  • Publié le

Dans cette page :


3 questions à Rékia ABDELLAOUI

Doctorante en recherche opérationnelle et intelligence artificielle au sein de l’unité de recherche CESI LINEACT

Rékia Abdellaoui mène des travaux de recherche à la croisée de la recherche opérationnelle, de l’intelligence artificielle et de la mobilité durable. Au sein du projet Mon trajet vert, lauréat du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), elle développe des méthodes d’optimisation et d’aide à la décision afin de proposer aux étudiants des déplacements multimodaux adaptés à leurs besoins et à leurs contraintes.

Elle a rejoint CESI LINEACT en janvier 2024.


Qu’est-ce qui t’a amenée à travailler à la croisée de l’intelligence artificielle, de l’optimisation et de la mobilité durable ?

Ma formation en intelligence artificielle, avec un parcours particulièrement orienté vers l’algorithmique et l’optimisation, m’a naturellement conduite vers un sujet mêlant IA, recherche opérationnelle et mobilité.

La mobilité est un domaine particulièrement intéressant pour la recherche, car chaque décision dépend de nombreuses contraintes humaines, techniques et environnementales. Étant moi-même sensible aux enjeux écologiques, j’ai trouvé beaucoup de sens dans le fait de mettre mes compétences au service de Mon Trajet Vert, un programme consacré à la mobilité durable des étudiants.

Ce sujet m’a particulièrement attirée parce qu’il associe une vraie richesse scientifique à une finalité écologique concrète et à une forte dimension humaine. Une thèse représente plusieurs années de travail, de questionnements et de persévérance. Il était donc essentiel pour moi de m’engager dans une problématique porteuse de sens, en accord avec mes compétences et mes convictions.

Quels défis tes travaux de recherche cherchent-ils concrètement à relever ?

L’objectif de mes recherches est de réunir plusieurs problématiques qui sont souvent étudiées séparément.

Il s’agit notamment d’anticiper les retards des transports en commun pour proposer des trajets plus fiables, d’identifier les meilleures associations entre conducteurs et passagers pour faciliter le covoiturage, mais aussi de prendre en compte les préférences, les contraintes et les moyens de transport accessibles à chaque étudiant.

L’enjeu est donc de réussir à combiner toutes ces informations afin de proposer un trajet réellement adapté à la situation de chacun. À terme, l’objectif est d’offrir aux étudiants des alternatives suffisamment pertinentes et fiables pour réduire le recours individuel à la voiture.



À quoi pourrait ressembler, demain, la solution issue de ces recherches ?

J’imagine un véritable assistant de mobilité, capable de s’adapter à chaque étudiant, d’anticiper les perturbations et de proposer différentes alternatives en combinant plusieurs modes de transport, y compris le covoiturage.

C’est précisément l’ambition de nos travaux : aller au-delà de la recherche scientifique pour aboutir à une solution concrète et directement utilisable.

À terme, ces recherches ont vocation à contribuer au développement d’une application mobile pensée pour accompagner les étudiants dans leurs déplacements quotidiens et leur permettre de choisir plus facilement des solutions de mobilité adaptées et durables.

Le mot de la fin de Rékia :

« Sans la curiosité de l’esprit, que serions-nous ? Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles.« 

Marie Curie