L'observatoire social de l'entreprise... Retour sur... les résultats de la 3ème vague
l'observatoire social de l'entreprise
Crise économique, crise sociale : quels impacts sur l’efficacité et l’image des représentants du personnel ? Conférence du 1er février 2011 | Maison des Arts & Métiers
Résultats de la 3ème vague du baromètre CESI – IPSOS – Le Figaro – BFM
Les résultats de l'enquête | Le diaporama IPSOS
Les intervenants de la table ronde, animée par Christine Lagoutte, rédactrice en chef Management/Emploi au Figaro Economie, étaient :
Hilaire de Chergé, directeur général du groupe CESI,
Jean-Paul Bouchet, secrétaire général de CFDT Cadres,
Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos France,
Jean-Pascal Arnaud, ancien DRH du groupe Chantelle
François Lagrange, journaliste à BFM.
Les principaux enseignements de l'enquête | IPSOS
Ecart croissant de perception de la crise entre les chefs d’entreprise et les salariés
Pour Jean-Paul Bouchet, cet écart croissant est préoccupant. Il semblerait que le consensus social de la crise se lézarde. On annonce sans cesse une sortie de crise mais les salariés constatent que rien ne s’arrange vraiment pour eux.
Pour Jean-Pascal Arnaud, les chefs d’entreprise sont précautionneux. Ils sont dans une logique opérationnelle et ont très peu de perspectives à moyen terme et à long terme.
Les réponses que peut apporter le DRH en termes de salaire et d’emploi resteront limitées. Un enseignement important de cet observatoire concerne la question du stress : elle est toujours minorée par les chefs d’entreprise tandis qu’elle reste très sensible pour les salariés. Là, le DRH a une marge de manœuvre très importante car les effets du stress sont dévastateurs sur la motivation des salariés et sur l’efficacité de l’entreprise.
Présentation de l'ouvrage de Patrick Bouvard et Jean-Pascal Arnaud
Perception des représentants du personnel
80 % des salariés interrogés ne veulent pas être représentants du personnel.
Pour Jean-Paul Bouchet, il y a une méconnaissance certaine du rôle du représentant du personnel : l’intérêt de cette fonction - et l’intérêt du dialogue social en général - n’est jamais enseigné nulle part. Les salariés pensent qu’ils prennent un risque pour leur carrière en acceptant d’être représentants – et ils n’ont pas tort : la discrimination syndicale est encore une réalité.
Les syndicats n’ont pas obtenu gain de cause sur la réforme des retraites. L’agenda social leur donne une opportunité de négocier des accords et produire des résultats pour les salariés. Mais cet agenda social ne les concerne pas seuls. Il se construit à deux. Pour l’instant, ce n’est pas du tout évident.
La génération Y est-elle si différente des autres ? Présentation de l'enquête IPSOS sur les comportements et les attentes de la génération Y par Rémi Oudghiri (IPSOS)